« Get Out » de Jordan Peele avec Daniel Kuluuya, Allison Williams, Catherine Keener, Bradley Whitford, Caleb Landry Jones … Sortie Cinéma le 3 Mai 2017
AVERTISSEMENT : »Get Out » a connu un succès surprise et imposant aux Etats Unis et bénéficie d’un enthousiasme quasi unanime sur les réseaux sociaux !
Chris (Daniel Kuluuya) est un black dans la trentaine, bien dans sa peau , il file le parfait amour avec Rose (Allison Williams, aux faux airs de Jennifer Connelly), femme de tête, blanche et de caractère.

Chris Washington (DANIEL KALUUYA) and his girlfriend, ROSE Armitage (ALLISON WILLIAMS) in « Get Out, » a speculative thriller from Blumhouse (producers of « The Visit, » « Insidious » series and « The Gift ») and the mind of Jordan Peele, when a young African-American man visits his white girlfriend’s family estate, he becomes ensnared in a more sinister real reason for the invitation.
Cette dernière décide de présenter son amoureux à ses parents lors d’un week-end dans la maison familiale . Le couple mixte va être accueilli avec une bienveillance devenant de plus en plus suspecte et inquiétante ! L’issue ne va pas être celle « prévue » dès le départ !
A la production Jason Blum ( » American nightmare » /Paranormal Activity/ Sinister) présenté comme « le financier des films d’horreur à petit bugdet » a connu un triomphe récent avec « Split » de M Night Shyamalan. Et il récidive avec « Get Out » , avec une influence constante au Cinéma de John Carpenter , budget initial de 5 Millions de $ et un score flirtant avec 200 millions de $ rien qu’aux USA !
« Get Out » peut se traduire par « Dégage » ou « sors (toi) de là » et les deux options peuvent s’appliquer au personnage principal. Le film démarre comme une version moderne de « Devine qui vient dîner ce soir ? » (1967), comédie sociétale de l’Amérique des années 60 avec Sydney Poitier en tête d’affiche.
Daniel Kuluuya (vu dans « Sicario ») reprend plutôt de manière convaincante le flambeau du futur gendre de couleur sympathique et charismatique . Mais la nouvelle version va vite « s’acidifier » ! L’Amérique durant les 2 mandats d’Obama a connu des ratés et des drames racistes .Bien après l’affaire Rodney King (1991) d’ autres bavures policières à l’encontre des noirs se sont accumulées dans les dernières années. On comprend bien le « propos sociétal » sous tendu au delà du film de genre ! C’est une parabole « déguisée » sur la dénonciation de la tradition raciste d’une certaine Amérique !
Mais « Get Out » , de mon point de vue est frappé du « syndrôme Shyamalan » (dans sa filmo « post Incassable ») , une entrée en matière intrigante et réussie ,une montée en puissance mystérieuse et haletante accouchant d’une révélation platounette ou alambiquée, assimilable à une souris En effet , si la mise en place et la progression de l’intrigue sont efficacement tenus , si le film est quand même inventif, et tordu, la dérive progressive vers le film d’horreur va connaître un dénouement convenu et décevant. Déception à la fois formelle , car le film dévisse vers la série B pas très réussie et aussi substantielle , du coup le « survival movie » devient frontal et premier degré !
« Get Out » m’a fait penser à un croisement entre « Devienne qui vient dîner ce soir ? » et … » Die Hard » (référence clin d’œil subliminal)* revu et corrigé mâtiné de Stephen King ou… »Re-animator » ! *Je m’explique Chris va se transformer en une sorte de John Mac Lane « fragilisé » , entouré par une sorte de nouvelle forme de terroristes et va devoir son salut à sa connexion restée intacte avec un pseudo policier black !
Voilà , pour dire que certain(e)s, la majorité apparemment, y trouveront leur compte en termes d’émotions fortes et de montée d’adrénaline , avec une mise en scène objectivement pêchue d’autres dans l’attente d’un traitement plus subtil et moins tape à l’œil mettront « Get Out » dans le « gouffre de l’oubli » cinéphile !
Peut être que le tapage et la hype « attachés » à « Get Out » (les qualificatifs de « jouissif » et « puissant » sur les réseaux sociaux ou » Glaçant , drôle et angoissant » « coup de maître » fièrement incrustés sur l’affiche)) ont été disproportionnés et exagérés quand à la qualité intrinsèque du film en lui même ! Sûrement que les néophytes n’ayant rien entendu sur le film l’apprécieront plus.Certains , la plupart d’ailleurs y ont décelé un message politique dans la place des noirs dans la société américaine post-Obama, toujours puritaine et parfois intolérante . D’autres , sans aucune attente , y verront plus justement une sorte d’hommage avec cet « épisode grand écran » de « Twilight zone »/ « La Quatrième dimension » de Rod Serling . Donc lisez en le moins possible et voyez si vous êtes prêts ou surtout tentés par ce voyage très spécial qu’est « Get Out » !




Je me méfie toujours de l'emploi du mot