« Let Hime Go » -« L’un des nôtres » de Thomas Bezucha avec Diane Lane , Kevin Costner , Jeffrey Donovan ,

10/07/2021 06:36

« Let Him Go » de Thomas Bezucha avec Diane Lane , Kevin Costner , Jeffrey Donovan , Lesley Manville … Sortie Cinéma le 16 juin 2021

Margaret (Diane Lane) & George Blackledge (Kevin Costner)  sont un couple heureux de sexagénaires « ancrés dans la terre » vivant de plaisirs simples et rugueux dans une ferme du Montana . Leur fils unique , marié et père d’un enfant , se brise la nuque en tombant de cheval. Sa jeune veuve se remarie et peu de temps après , elle quitte la ville emmenant dans ses bagages son fils pour aller dans le Dakota du Nord où vit la famille de son nouvel époux , influente et mal intentionnée. Margaret décide de partir à la recherche de son petit fils & son mari  George , ancien sheriff , la suit n’ayant pas le choix devant la détermination de sa femme . Vont-ils réussir à récupérer leur petit fils et y aura-t-il de la casse ? 

Thomas Bezucha signe un film naturaliste axé sur la Famille et cette quête de grands-parents encore gaillards mais un peu fatigués par l’épreuve du temps . La tonalité du film est nonchalante , le réalisateur impose un rythme sciemment lent pour mieux montrer et faire ressentir aussi une sorte de nostalgie , d’incertitude et de désespérance latente . Nous sommes dans l’Amérique profonde mais la Nature a une part importante même si le film va glisser doucement mais sûrement vers la tension & le règlements de comptes .

Alors pourquoi « L’un des nôtres » est un film à voir ?

D’abord « Let Him Go » offre un rôle fort à Diane Lane qui nous prouve , si le besoin s’en faisait sentir , qu’elle est une formidable actrice . ici elle adopte un look « sans fard » de femme de caractère aux allures presque indiennes bien décidée coûte que coûte à retrouver son petit fils . Kevin Costner trimballe sa carcasse d’ancien sheriff un peu désabusé , lucide sur le poids des ans et embarqué par la femme qu’il aime toujours dans cette quête pour récupérer le « sang de son sang » ! Il joue sur du velours de son image et campe un « héros de l’ordinaire », bon père de famille et symbole des valeurs classiques de l’Amérique . Son interprétation est minimaliste et son registre familier.

Ce film, adapté d’un roman de Larry Watson,  a un vrai charme , à mes yeux . Le couple Lane-Costner fonctionne très bien . Ils ont joué ensemble les parents de Clark Kent dans  le  » Man of steel » de Zach Snyder. Le film va monter « en tension » au fil des rencontres avec la belle famille de leur bru . Jeffrey Donovan , par son interprétation bien 1er degré du redneck souriant , insistant et menaçant , membre de cette « belle famille », instille instantanément la tension & l’incertitude qui ne lâcheront pas le film jusqu’à la fin.

A

A sa vision , on pense au Cinéma de Taylor Sheridan (« Comancheria », « Wind River » ) alliant toujours  un genre , souvent le thriller,  mais en n’oubliant pas en second plan de parler de problèmes plus sociaux comme la situation des indiens en Amérique contemporaine . Les autres influences perçues sont le Cinéma de Michael Cimino (« The Deer Hunter » « The Sunchaser »)  avec ce côté « naturaliste nostalgique » appuyé par quelques notes de guitare rappelant les « beaux jours » du cinéaste . On pense aussi à Sam Pekinpah (« Guets Apens) lors de l’affrontement final qu’on voit bien arriver.

Les grincheux amoureux des films « cheveux gras idées courtes » trouveront le film académique et « creux » (Télérama) mais le film ne s’adresse pas à eux. Bien que pour la nouvelle génération les noms de Diane Lane & Kevin Costner ne sonnent pas comme des évidences en termes de notoriété & d’attractivité , le thème du film est universel & se rapproche du film de genre(« polar familial » aux accent western)  dans la deuxième partie . 

« Let Him Go » fait partie de ses films « sacrifiés » par la crise sanitaire du Covid . Sorti au Cinéma en salles aux USA dans une période intermédiaire où la situation n’était pas éclaircie , le film a fait 8 Millions de $ de recettes au Box Office en étant « en tête » , cela veut tout dire . En France il est sorti aussi sur grand écran le 16 juin dernier et avec quasiment « 0 » promo , il a engrangé 12 000 entrées et s’est vu très vite retiré des écrans .

C’est pourtant un vrai plaisir de retrouver le couple Lane-Costner dans un film simple aux accents nostalgiques mais au final assez efficace .

A naturalistic family thriller with western accents

Scénario
Réalisation
Interprétation
Musique
Margaret (Diane Lane) & George Blackledge (Kevin Costner) are a happy “dirt-rooted” 60-year-old couple living simple, rough pleasures on a Montana farm. Their only son, married and father of a child, broke his neck when he fell from his horse. His young widow remarries and soon after, she leaves the city taking her son in her luggage to go to North Dakota where her new husband's family lives, influential and ill-intentioned. Margaret decides to go in search of her grandson & her husband George, a former sheriff, follows her having no choice in the face of his wife's determination. Will they succeed in recovering their grandson and will there be breakage? Thomas Bezucha signs a naturalistic film focused on the Family and this quest for grandparents who are still strong but a little tired by the test of time. The tone of the film is nonchalant, the director imposes a deliberately slow rhythm to show better and also to make one feel a kind of nostalgia, uncertainty and latent despair. We are in deep America but Nature has an important part even if the film will slide slowly but surely towards the tension & the settling of scores. First "Let Him Go" offers a strong role to Diane Lane which proves to us, if the need arises, that she is a formidable actress. here she adopts an "unvarnished" look of a woman of character with an almost Indian allure, determined at all costs to find her grandson. Kevin Costner carries around his carcass of an old sheriff a little disillusioned, lucid on the weight of the years and taken on board by the woman he always loves in this quest to recover the "blood of his blood"! He plays on the velvet of his image and plays a "hero of the ordinary", a good father and symbol of the classic values ​​of America. Its interpretation is minimalist and its register familiar. In his vision, we think of Taylor Sheridan's Cinema ("Comancheria", "Wind River") always combining a genre, often thriller, but not forgetting in the background to talk about more social problems such as the situation of Indians in contemporary America. The other influences perceived are the Cinema of Michael Cimino ("The Deer Hunter") with this "nostalgic naturalist" side supported by some guitar notes reminiscent of the "heyday" of the filmmaker. We also think of Sam Pekinpah ("Guets Apens) during the final confrontation that we can see happening. Although for the new generation the names of Diane Lane & Kevin Costner do not sound obvious in terms of notoriety & attractiveness, the theme of the film is universal & is close to the genre film ("family thriller" with western accent ) in the second part .
Rather nice to find again Diane Lane and Kevin costner in a tense and efficient movie !
Category: Brèves

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